venue juste poster une bafouille écrite un soir de mécontentement (c'est moche ce mot)

Il fut un temps où les hommes vivaient sous terre, craignant soleil et mer. Il fut un temps où leurs corps décharnés n'inspiraient que répulsion et où jamais ils ne se fondaient en un. Ils se contentaient de se cacher du ciel et de leurs congénères. Tapis dans l'ombre humide de leur cave on ne pouvait voir que leurs yeux envieux et suintants. Ils ne se souciaient que d'eux mêmes mais avaient la décence de ne pas vivre en société, de ne s'accoupler que lorsque c'était nécessaire. Puis ils sortirent de leur trou et se mirent à cracher leur parole répugnante. Dans un besoin d'interaction ils eurent l'indécence de se parler, de se toucher, de forniquer et tuèrent ce qui les entourait.

Quelques milliers d'années plus tard, je suis née. Erreur de la nature, non pas par ma haine envers mes semblables, très courante aujourd'hui, mais par mon réalisme et mon dégoût de ce qu'ils sont. Mon dégoût des déjections, de la sueur, des larmes, de ces faiblesses typiquement humaines. Ce besoin de manger pour tout faire ressortir, puant et poisseux. Cette manie de devoir ramper pour avancer. Cette idée de devoir travailler, de devoir mériter, de devoir vivre malgré la merde dans laquelle ils baignent. Tous ces principes absurdes pour permettre à leur société de survivre encore quelques centenaires, qu'ils ne pourront même pas voir. Cette courte vie dans laquelle ils se fourvoient, se tuent à la tâche et pissent dans des bocaux.

Ma particularité ? Dès que ces premières pensées sont venues à moi j'ai évolué. Je suis devenue un esprit survolant ces piètres survivants, non pas que je sois supérieure, bien que cela soit évident, mais parce que contrairement à Bouddha, j'avais réellement atteint l'illumination. J'avais été reconnue par mon père, le créateur de ces humains, qui se cache bien haut dans le ciel, honteux, humilié par ce qu'il a créé. J'étais sa pure descendante et non pas par pitié, mais parce qu'il avait besoin de moi, de la menace que je représentais, il a fait de moi un être réellement supérieur. Parce que je ne défèque pas, je ne dégage pas d'odeur nauséabonde au moindre effort et je ne patauge pas dans le plaisir et le besoin.
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# Posté le jeudi 18 juin 2009 01:34

Parce que ça me saoule !

Je dis à tous les journaleux de fermer leur grande gueule quant aux droits de l'homme en Chine. Les journalistes sont là pour relater, non pas pour juger. Or aujourd'hui, ils sont capables de forcer la décision lors d'une élection politique. C'est ça la liberté de parole en France ? Ils classent nos indignations par ordre d'importance.
Si tu veux faire avancer les choses, prend une kalash et va aux frontières du Tibet. Si tu veux vraiment boycotter ce qui te semble être un pays affreux, arrête d'acheter des produits made in china, et fais pas chier avec ta révolte hypocrite, complaisante et opportuniste.

Alors JOURNALISTES : Je vous pisse à la raie

# Posté le lundi 07 avril 2008 08:09

Modifié le mercredi 17 juin 2009 19:27

Toujours là Periode de partiel à ce qu'on dit

J'écris, j'écris, mais plus méfiante aujourd'hui, je ne souhaite me faire plagier. Donc dès que j'ai un truc bien bidon pour satisfaire vos goûts éculés, je vous ferai signe...

# Posté le vendredi 28 mars 2008 16:22

mes débuts ont toujours été un bon départ

[ça va venir l'inspiration à un moment ou à un autre, je suis pas un puit, plutôt comparable à l'univers dirais-je]

La vie c'est trop injuste. Entre voir une amie qui travaille mais si peu récompensée et entrevoir si peu des facultés d'une autre qui ne souhaite pas persévérer. Savoir qu'on aime mais qu'on ne peut pas. Et quand bien même, cet univers qui t'entoure fera tout pour te péter les dents. C'est pour ça qui faut les avoir longues ...


Toujours rien à dire, rien de neuf, enfin si, mais ça c'est ma vie. Donc bon un jour je reviendrai.

# Posté le lundi 03 mars 2008 17:43

Modifié le samedi 22 mars 2008 12:35

Histoire d'une petite bourgeoise qui s'ennuyait

Mes pensées ne s'échappaient jamais de ma bouche, toujours close face à mes géniteurs, jamais d'une quelconque plume, préférant noircir les feuilles blanches des pensées des autres. “Préférant” n'étant qu'apparent, parce que mon esprit ne pouvait se résoudre aux bardages inutiles de mes professeurs ou à la carrière à laquelle mes parents me destinaient. Le seul journal que j'avais eu, il fût rapidement enterré je ne sais où dans le jardin. Car le seul confident auquel j'aspirais était un lieu où régnait la réalité. Des rires exempts de condescendance et des pleurs nourris par la vie réelle. Très jeune je courais dans le froid pour atteindre la cité et ses lumières. Se coucher tard et se lever tôt ne m'ont jamais fait peur, au contraire. Et, pour rejoindre le centre de la ville, je prenais le train. C'est là qu'est né mon premier et quasi unique fantasme. Travailler si ce n'est le nez dans la charbon, faites qu'au moins mes mains soient noircies par la crasse.
Les mains jaunâtres, terreuses, caleuses aux ongles noirs et courts me fascinaient. Je préfèrais que mes hanches se trouvent entre ces mains qu'entre des mains blanches, squelettiques et trop bien manucurées pour un hétérosexuel. Cependant, mes nuits d'amours je les passais dans l'atmosphère épais et bouillonant d'une gare en plein été. Les premières mains à m'avoir touchée par désir furent celles d'un jeune homme tout juste entré dans le monde du travail. Il avait ce corps musclé mais de manière étrange. Ce n'était en rien un discobole -le corps parfaitement proportionné et dessiné- ses bras étaient trop longs, ses jambes trop petites. Mais n'importe lequel de ses muscles était énorme, et, chaque fois qu'il se penchait sur mon corps svelte, sa puissance me broyait les vertèbres. Son visage carré et façonné vulgairement lui donnait les traits d'un bourreau, mais quand il relevait mes cheveux pour m'embrasser la nuque c'était toujours avec douceur.

# Posté le jeudi 28 février 2008 17:43